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Commission de gestion des déchets solides de la région de Fredericton

Image CGDSRF

La Commission de gestion des déchets solides de la région de Fredericton (CGDSRF) se veut une ressource de gestion des déchets responsable en matière de gérance de l'environnement.

Elle est fière d'avoir été la première à…

  • aménager un site d'enfouissement sanitaire;
  • s'être dotée d'une presse à déchets;
  • effectuer la collecte en bordure de rue;
  • instaurer un programme de collecte de papiers de bureau;
  • construire une usine de récupération de matériaux;
  • mettre en place un programme de gestion des déchets domestiques dangereux;
  • installer et exploiter un système de gestion des gaz d'enfouissement. 

La CGDSRF exploite un site d'enfouissement sanitaire moderne

Exploitation d'un site d'enfouissement avant-gardiste

La Commission de gestion des déchets solides de la région de Fredericton exploite un site d'enfouissement sanitaire avant-gardiste, le premier de ce genre au Nouveau-Brunswick.

En exploitation depuis 1986, le site d'enfouissement de la CGDSRF demeure, du point de vue économique, un des plus perfectionnés et efficaces de la province.

En 2006, la CGDSRF a également mis en service un système de gestion des gaz d'enfouissement, le premier à voir le jour au Nouveau-Brunswick. Ce système est conçu pour réduire de beaucoup les gaz à effet de serre produits par les ordures enfouies sur le site.

La CGDSRF a souvent montré la voie à suivre, notamment grâce à des initiatives comme le programme de recyclage au travail, le programme de collecte en bordure de rue (le seul existant dans la province) et le programme étendu de gestion des déchets domestiques dangereux qui offre une collecte quatre fois par mois. La CGDSRF offre aussi trois collectes pour les déchets domestiques dangereux dans des régions plus éloignées afin que les gens qui y habitent puissent se débarrasser correctement des articles dangereux.

Organisme à but non lucratif, la CGDSRF est exploitée selon un système de redevances de déversement. Le tarif est fonction du tonnage déposé, qui équivaut à la différence entre le poids à l'arrivée et au départ. L'installation gère annuellement de 75 000 à 80 000 tonnes de déchets solides.

Avantages du compactage des déchets

En 1993, la CGDSRF a été, dans les Maritimes, la première commission régionale de gestion de déchets à compacter les déchets solides. L'installation de mise en balles améliore grandement l'efficience et l'efficacité de la gestion des déchets solides. Le compactage réduit l'impact environnemental du lixiviat, garde le site propre en empêchant que les ordures s'envolent et aide à prolonger la durée de vie du site. Dechets

Les déchets solides livrés à la CGDSRF sont mis en balles d'environ 1500 kg (15 t) avant d'être acheminés à la cellule d'enfouissement pour y être empilés.

Une cellule mesure environ un hectare et peut contenir en moyenne 120 000 balles. Tous les jours, des balles sont stockées dans les cellules et recouvertes de terre propre. Une fois la cellule remplie, on la recouvre d'un mètre de terre glaise. On y étale ensuite 30 cm de terre végétale qu'on ensemence. Il en résulte un terrain herbeux incliné de façon à permettre l'écoulement.

Programme de surveillance

Les mesures de surveillance et de contrôle visent à limiter et gérer le lixiviat, un résidu liquide qui se forme lorsque la pluie et la neige fondue passent à travers les déchets.

La CGDSRF contrôle régulièrement l'eau de surface et l'eau souterraine pour s'assurer que les systèmes de protection environnementale fonctionnent correctement. De plus, elle dispose d'un système moderne de traitement du lixiviat, doté d'un bassin.

Une géomembrane et de la terre glaise sont placées sous toutes les nouvelles cellules du site d'enfouissement afin d'empêcher que le lixiviat pénètre dans l'eau souterraine. Des tuyaux installés sous les cellules recueillent le lixiviat qui remonte au bassin de traitement grâce à la gravité. Il est ensuite pompé vers l'installation de traitement des eaux usées de Fredericton et traité à nouveau avant d'être rejeté en toute sécurité dans la nature.

Quelques données intéressantes

Produits réacheminés en 2006

  • Plus de 9599 tonnes de matériaux ont été réacheminées du site d'enfouissement de Fredericton.
  • 231 tonnes de métal ont été recyclées.
  • 3480 tonnes de matériaux de construction et démolition n'ont pas été enfouies dans le site d'enfouissement de Fredericton.

Questions Frequentes

Pourquoi la CGDSPhoto d'un fiole en verreRF ne recycle-t-elle pas le verre?

  • Le verre est une matière inerte. Il est fabriqué à partir de sable siliceux et ne repré­sente absolument aucun danger pour les eaux souterraines et de surface, ni pour le sol. Lorsque enfoui, il ne produit ni lixiviat, ni émissions de méthane ou de CO2.
  • Le verre représente environ 4 % du flux des déchets par rapport à 50 % pour les papiers, plastiques et métaux. Un programme de recyclage résidentiel typique permettrait de récupérer moins de la moitié du verre (4 %). C'est donc dire qu'une quantité relativement minime serait détournée des sites d'enfouissement, si le verre était accepté dans le cadre de ce programme.
  • Le verre pourrait donner à la CGDSRF un gain de 2 % de matière détournée, mais le tonnage du papier, du plastique et du métal recyclables serait réduit en raison de contamination, donc le bénéfice net serait infime sinon nul.
  • Ajouter le verre au programme de recyclage exigerait un investissement considérable. Si le résultat quant au détournement est minime, le coût supplémentaire est peu justifiable.
  • La CGDSRF trie les matières recyclables à la main. Le verre poserait donc des problèmes sur le plan de la sécurité.

Pourquoi la CGDSRF ne centralise-t-elle pas le compostage?

  • La CGDSRF appuie le compostage domestique.
  • Le compostage domestique ne représente aucun danger pour l'environnement, car il n'entraîne pas d'émissions de CO2.
  • La réduction à la source élimine les émissions dues à la circulation des véhicules de collecte et de transport aux sites d'enfouissement.
  • La qualité et la constance du recyclage domestique sont bien meilleures que celles qu'on pourrait espérer au site d'enfouissement.

Pourqoi la CGDSRF n'accepte-t-elle pas la styromousse comme matière recyclable?

  • La styromousse est considérée comme un contaminant même si elle porte le symbole et un numéro de recyclage. C'est pourquoi la CGDSRF informe le public qu'elle ne peut accepter cette matière.
  • La manutention et le tri de la styromousse et son transport pour la vente sont très coûteux.

Dans quelle boîte est-ce que je dois mettre mes cartons de lait? Est-ce que les emballages semblables, par exemple de lait de soya ou de jus d'orange sont acceptés?

Les cartons de lait sont faits de fibre et de cire et se placent dans les boîtes bleues. Oui, vous pouvez mettre des contenants semblables dans les boîtes bleues.

Que se passe-t-il si un produit porte un symbole du recyclage sans numéro? Boite de recyclage

  • La CGDSRF recycle seulement les plastiques qui porte un chiffre de 1 à 7.
  • Chaque chiffre représente un type de plastique, ce qui permet à la CGDSRF de trier les matières selon leur numérotation.
  • La CGDSRF n'accepte pas les plastiques non numérotés parce qu'ils contiennent des substances inconnues.
  • La CGDSRF ne recycle aucun type de styromousse même ceux qui portent un chiffre de recyclage.

    Que fait-on avec les fluorescents ou les ampoules ordinaires? Pourquoi ne peut-on pas les recycler?
  • La CGDSRF applique aux ampoules les mêmes restrictions que le verre.
  • Les ampoules ne sont pas des articles recyclables parce qu'elles présentent un risque pour la santé et parce qu'il n'y a pas de marché viable pour ces articles.

Est-ce que je peux recycler les piles?

  • La CGDSRF accepte les piles au centre de déchets domestiques dangereux (DDD) ou à l'occasion des collectes mobiles régionales.
  • Les piles alcalines peuvent être jetées aux ordures sans danger.
  • Black's Photography et The Source by Circuit City au Regent Mall recyclent les piles.
  • Les piles NiCad et Li doivent être manipulées avec prudence en raison d'un risque d'incendie.

Le système de gestion des gaz d'enfouissement

Une première au Nouveau-Brunswick

Systeme de gestion de gaz d'enfouissementLa méthode scientifique est peut-être complexe, mais pour la Commission de gestion des déchets solides de la région de Fredericton le résultat obtenu n'a rien de compliqué.

La construction, puis le lancement en décembre 2006 du système de gestion des gaz d'enfouissement de la CGDSRF constituent une première au Nouveau-Brunswick. La CGDSRF, établie en 1986, a été la première commission de la province à exploiter un site d'enfouissement équipé d'un système de gestion des gaz d'enfouissement (LGMS) conçu pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Confrontée au fait que le sujet des émissions des sites d'enfouissement prenait de l'ampleur, la CGDSRF a amorcé, il y a environ quatre ans, des débats entre les membres de la commission. Il s'agissait alors de s'attaquer aux émissions de gaz à effet de serre.

Préoccupés par les odeurs qui pourraient éventuellement se dégager du site d'enfouissement, les membres de la commission ont examiné la possibilité de construire un système de gestion des gaz d'enfouissement. La CGDSRF cherchait en fait à se responsabiliser, à trouver une solution avant même qu'un problème survienne.

Les étapes nécessaires pour obtenir un environnement propre ont démarré une fois que la commission a approuvé un budget pour la mise en place d'un système de gestion des gaz d'enfouissement. Les travaux de construction du système étant achevés, la vision est désormais devenue réalité. Une structure d'acier évasée haute de 40 pi ainsi qu'un ventilateur monté sur patins forment les principales composantes du système.

L'énorme intérêt que portait la commission à ce système s'est traduit par un investissement de 1,98 million de dollars, investissement cependant considéré comme solide et sage. Le système fonctionne de façon relativement simple malgré la complexité du procédé.

Les déchets biodégradables d'un site d'enfouissement dégagent du méthane, un gaz inodore. D'autres gaz accompagnent le méthane jusqu'à la surface. Le système présente l'avantage d'être conçu pour éliminer le méthane ainsi que la majorité des autres gaz.

Un système d'aspiration appliqué sur un champ de captage dirige les gaz du site d'enfouissement vers la flamme du LGMS qui chauffe à une température d'environ 930 °C. Le méthane et les traces de gaz sont finalement incinérés et à 99% détruits.

Le procédé ne produit aucun résidu ni flamme visibles.

Le système permettra d'éliminer un énorme volume de gaz d'enfouissement et de gaz à effet serre qui, une fois libérés dans l'atmosphère, contribuent au réchauffement de la planète.

Comme les sites d'enfouissement sont une source importante de gaz à effet de serre, la CGDSRF participe donc de façon sérieuse aux efforts de protection de l'environnement. En fait, grâce au procédé du LGMS, on estime que le volume de dioxyde de carbone éliminé de l'atmosphère sera d'environ 60000 par année. Sur une base régulière annuelle, la CGDSRF collecte de 75 000 à 80 000 tonnes de déchets.

Le LGMS, une technologie considérée de pointe, mènera vraisemblablement à d'autres débouchés en matière de production d'énergie ou à d'autres usages efficaces d'une excellente source d'énergie.